Stijn Dejonckheere : « Nous voulons être un exemple en tant que club tremplin »
Knack Roulers traverse une période d’intensité exceptionnelle. Le club enchaîne les performances en championnat, se montre à nouveau présent en Ligue des champions et attire l’attention sur le marché des transferts. Pour Stijn Dejonckheere, ancien libero devenu CEO, cette dynamique n’a rien d’un hasard : Roulers veut non seulement gagner, mais aussi évoluer, inspirer et jouer un rôle moteur dans le volley belge.
La qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions confirme cette ambition. Même si le club a déjà atteint ce stade, le niveau européen est devenu plus exigeant et plus international. Les rencontres contre Galatasaray, Lublin ou Ankara ont suscité un véritable engouement, et Roulers a retrouvé une présence européenne forte. Selon Dejonckheere, plusieurs clubs préfèrent éviter un déplacement à Schiervelde, signe du respect retrouvé.
La compétition européenne n’est pas rentable à court terme, mais elle est essentielle pour l’image du club, pour ses partenaires et pour l’expérience des supporters. Dans un pays où les soirées européennes sont rares, chaque match de ce niveau représente une vitrine unique pour le volley belge.
La lourde défaite à Rzeszów a été difficile à encaisser, car l’équipe est passée à côté de son niveau habituel. Dejonckheere souligne que l’écart entre un jour “top” et un jour “moyen” reste trop grand, contrairement aux véritables cadors européens. Pourtant, il reste convaincu que Roulers peut rivaliser avec les meilleurs lorsque tout fonctionne. Pour le match retour, il faudra un exploit : gagner 3‑0 ou 3‑1, ou au minimum livrer une prestation totale dans une salle en ébullition.
L’explosion de Basil Dermaux illustre parfaitement la philosophie du club. Formé à Roulers, revenu après blessure avec un contrat de confiance, il a progressé bien plus vite que prévu. Son transfert vers Milan s’inscrit dans la vocation du club : être un tremplin pour les talents belges. La compensation financière, rare dans le volley, est symboliquement importante et montre que les clubs belges peuvent aussi valoriser leurs joueurs.
Pour compenser son départ, Roulers a déjà sécurisé un remplaçant italien, même si l’annonce officielle doit encore attendre. Les arrivées de Gilles Vandecaveye et Martijn Colson s’inscrivent également dans cette logique : renforcer le noyau avec des joueurs belges ambitieux, travailleurs et capables de progresser dans un cadre professionnel. Les discussions avec Coolman, Deroey et Siksna avancent bien.
Le cas de Mathijs Desmet a été un choc. Revenu “à la maison”, il semblait prêt à relancer sa carrière, mais sa cheville n’a jamais cessé de poser problème. Après réflexion, il a choisi d’arrêter. Le club comprend sa décision et constate surtout son soulagement maintenant que tout est public.
Pour Dejonckheere, la force de Roulers repose sur une structure solide, une culture de professionnalisme et une mentalité où chaque détail compte. Le club veut rester pionnier en Belgique, continuer à former des joueurs capables de rejoindre l’élite européenne et viser à nouveau une finale continentale dans les prochaines années.
Photo: Bart Vandenbroucke
Texte en néerlandais: KH
Traduction: redaction