Sam Fafchamps (Greenyard Maaseik) : “Encore un dernier coup d’éclat pour aller chercher le 17e titre”

07/05/2026

Maaseik est tout près du rêve. Après deux finales de championnat remportées avec autorité, Greenyard a pris une sérieuse option sur le titre et se retrouve désormais à deux victoires d’une 17e couronne nationale. Le contraste avec Roeselare est frappant : là où les Limbourgeois avancent avec confiance et intensité, Knack semble au bord de la rupture. Pourtant, dans une finale au meilleur des cinq manches, rien n’est officiellement terminé. Mais Maaseik n’est plus qu’à un pas d’un sacre attendu depuis 2019.

Au cœur de ce parcours se trouve Sam Fafchamps, le central souriant de Maaseik. Franchissant les saisons une à une, sans brûler les étapes, il s’est imposé comme un pion important du collectif de Pawel Woicki. Originaire de Welkenraedt, francophone et diplômé en kinésithérapie à l’université de Liège, il vient d’un milieu très sportif. Sa famille est plongée dans le volley et le sport : son frère joue encore à Saint-Joseph Welkenraedt, tandis que lui-même a gardé un lien fort avec son ancienne famille sportive, notamment les Perin.

Fafchamps raconte avoir choisi une trajectoire patiente, sans obsession de l’étranger. Il vient de prolonger à Maaseik pour une troisième saison, avec option pour une quatrième, et préfère penser saison par saison. Son équilibre personnel compte autant que son évolution sportive. À ses yeux, la stabilité est plus importante que l’agitation, et il ne veut pas se précipiter.

Le début de saison n’a pourtant pas été simple. Comme souvent à Maaseik ces dernières années, l’effectif a presque tout changé, et la mise en route a été hésitante. Mais peu à peu, le groupe a trouvé son rythme. Entre les succès européens, la finale de coupe perdue contre Menen et un parcours de championnat de plus en plus solide, Maaseik a grandi. L’arrivée de Pawel Woicki a joué un rôle clé : le coach polonais a apporté clarté, confiance et une vraie connexion humaine avec son groupe.

Sur les deux premières finales de championnat, Maaseik a imposé sa loi avec netteté. Dans le premier match, le collectif limbourgeois a frappé fort dans le secteur central et a su renverser des sets mal engagés avec beaucoup de sang-froid. Dans le deuxième, la domination a été encore plus nette : un début de match impressionnant, un bloc compact, un service agressif et un adversaire roeselarien dépassé. Fafchamps insiste surtout sur la force collective, mais il réserve un mot particulier à son passeur Juan Finoli, dont il admire la créativité et l’imprévisibilité.

Le discours de Fafchamps reste néanmoins mesuré. Il sait que le titre n’est pas encore acquis et refuse de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Roeselare reste un adversaire capable de tout, surtout à domicile. Mais le contexte est favorable : Maaseik mène 2-0 et sent la ligne d’arrivée. Le club limbourgeois rêve d’une 17e étoile, tandis que Fafchamps espère offrir à son équipe et à lui-même un premier grand titre national.

À plus long terme, il a aussi la Red Dragons en ligne de mire. Sa présence sur la longlist pour l’été confirme qu’il entre dans une nouvelle dimension. Si sa sélection est confirmée, il compte participer à la Volleyball Nations League puis à l’Euro en Finlande. Les objectifs sont clairs : engranger des points pour le classement mondial et viser, à terme, la qualification olympique pour Los Angeles 2028.

Pour lui, cette saison 2025-2026 pourrait bien être celle de la renaissance de Maaseik. Mais il le dit sans triomphalisme : la prudence reste de mise, car le volley de haut niveau peut toujours réserver une surprise. Ce qui est sûr, c’est que Maaseik n’a plus qu’à terminer le travail. Encore un effort, encore un coup d’éclat, et le 17e titre pourrait devenir réalité.

Texte: LP
Image: Pim Waslander

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