« Joueur de l’Année » Basil Dermaux, un talent ambitieux

15/04/2026

Pour Basil Dermaux (23 ans, 1m95), attaquant de pointe de Knack Roeselare, le samedi 11 avril a réservé une surprise de taille.

« Je ne m’attendais absolument pas à être élu Joueur de l’Année pour la deuxième fois consécutive », sourit-il, encore étonné par la vitesse à laquelle sa jeune carrière prend de l’ampleur.
« Tout est allé tellement vite. J’aurais été très heureux que Pierre Perin (Maaseik) remporte le prix. Mais recevoir à nouveau cette reconnaissance du volley belge, c’est un énorme encouragement. Cela me donne encore plus d’énergie pour continuer à progresser, aussi dans mon futur club italien, Allianz Milan. Même si Knack Roeselare et Decospan Menen resteront toujours dans mon cœur. »

Des racines à Izegem, un parcours façonné à Roeselare
La famille Dermaux est originaire d’Izegem, ville connue pour avoir vu naître de nombreuses personnalités du sport, de la politique et de la culture.
Dermaux : « Je suis né à Izegem et j’y ai encore mes grands‑parents, mais j’ai grandi à Roeselare. J’y ai fait mes études (latin‑grec, puis mathématiques) et j’ai pratiqué plusieurs sports avant de choisir le volley.
Je ne suis pas allé à la Topsportschool de Vilvoorde parce que le parcours jeunes à Roeselare était tout aussi bon. J’ai ensuite passé deux saisons à Menen, même si une opération du genou m’a tenu longtemps à l’écart. Il y a deux ans, je suis revenu à Knack avec l’ambition de rejoindre le sommet du volley belge. »

Menen enfin vainqueur de la Coupe : un moment spécial pour toi ?
Dermaux : « Oui, j’étais vraiment ému. J’aurais été content pour Maaseik aussi, mais j’avoue que je le souhaitais un peu plus pour Menen. Leur expérience des finales a fait la différence. »

Une finale renversante : 2‑0, puis 2‑2, avant la tiebreak
Dermaux : « Maaseik a mis du temps à entrer dans son match, avec beaucoup d’erreurs et de fautes au service. Mais ils sont revenus à 2‑2.
En tiebreak, Menen a été plus fort mentalement. Sinnesael a été incroyable, et Gimeno (MVP) a terminé le travail. Une finale pleine d’émotions. »

Ton propre parcours avec Knack : un contraste avec la saison passée
La saison dernière, Dermaux a tout gagné avec Knack : BeNe Cup, BeNe Conference, Coupe et titre national. .
Dermaux : « Oui, nous espérions plus, surtout en Champions League. Nous n’étions pas assez concentrés, pas à notre niveau.
Nous avons gagné la BeNe Cup et la BeNe Conference, mais pour un club comme Knack, ce n’est pas suffisant. C’est pour cela que la 17e titre national est si important. »

Comment vois‑tu les play‑offs à venir ?
Dermaux : « Leuven–Achel est difficile à prédire. Menen, porté par sa victoire en Coupe, devrait passer contre Aalst.
Une demi‑finale Menen–Maaseik serait explosive. Nous avons les meilleures cartes pour atteindre la finale, mais impossible de dire qui nous affronterait. »

Tu es sur la longlist des Red Dragons. Joueras‑tu la VNL et l’Euro ?
Dermaux : « Oui, c’est le plan. Nous devons prendre des points pour les classements FIVB et CEV.
La VNL nous emmènera au Brésil, en Pologne et au Japon. Ensuite, l’Euro en Finlande.
Mon rêve à long terme ? Participer aux Jeux Olympiques 2028 à Los Angeles. »

Knack prépare déjà la saison prochaine. Ton regard sur l’équipe en construction ?
Dermaux : « Ce sera un grand défi. Je pars, Mathijs Desmet doit malheureusement arrêter, Pieter Coolman prend sa retraite.
Mais les renforts sont solides : Stefani, Bloem, Colson, Vandecaveye et le jeune passeur Stoliar. Cela promet. »

Après l’Euro, direction Allianz Milano. Une lourde succession après Ferre Reggers ?
Dermaux : « Je vais travailler très dur. Ferre et moi sommes très différents : lui est technique et souple, moi plus puissant.
L’Italie est un rêve : la culture, la gastronomie, le soleil… J’aurais pu aller en Pologne, mais Milan s’est imposé naturellement. Et je retrouverai Seppe Rotty là‑bas. »

Pour finir : la ‘Battle of the Coaches’ à Knack. Tu t’en réjouis ?
Dermaux : « (rires) Je ne sais même pas encore dans quelle équipe je serai. Mais c’est parfait pour la cohésion.
Nous avons eu une période de repos après des semaines intenses. Maintenant, il faudra remonter très vite en intensité pour les demi‑finales. Comme des diables sortant de leur boîte. »

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