Un duel de Coupe avec une touche personnelle : Laure Flament (Darta Bevo Roeselare) face à Eline Van Elsen (VC Oudegem)

08/04/2026

Il y a quelques années encore, Eline Van Elsen et Laure Flament partageaient le même maillot à l’époque du VDK Gent. Elles partageaient le vestiaire, les entraînements et leurs ambitions. Depuis, leurs chemins ont divergé : Eline (22 ans) a rejoint VC Oudegem, tandis que Laure (28 ans) évolue aujourd’hui à Darta Bevo Roeselare.

Mais un lien particulier les unit toujours : Lennert Van Elsen — le frère d’Eline et le compagnon de Laure — central de Knack Roeselare, qui a fêté ses 25 ans le 1er avril.

Eline vous a‑t‑elle mises en contact ?
Laure : « Non, pas vraiment. Nous jouions ensemble à Gand, mais je ne connaissais pas encore très bien Lennert. C’est seulement après mon arrivée à Bevo, alors qu’il jouait déjà à Knack, que le déclic s’est produit. La connexion est venue à ce moment‑là. »

Vous sortez tout juste des demi‑finales des play‑offs, qui ne se sont décidées qu’au troisième match.
Eline : « Après 1–1, tout s’est joué dimanche. Roeselare a gagné le premier match, nous le deuxième, donc une belle était nécessaire. C’était un duel particulier : l’équipe qui remportait les longues rallyes prenait la main et gagnait le set. Roeselare a été plus solide dans ces moments‑là et s’est imposé 3–1. Elles joueront bientôt la finale contre Asterix Avo.
Mais avant cela, il y a la finale de la Coupe… contre Roeselare à nouveau. En peu de temps, nous nous affrontons quatre fois. »

Laure : « Les deux équipes se connaissent maintenant par cœur. Si nous avions affronté un autre adversaire en play‑offs, la finale aurait eu une autre saveur. Ne vous attendez pas à de grandes surprises dans le plan de match : nous avons travaillé des semaines sur Oudegem, et elles ont fait pareil. Il n’y a plus de secrets. »

Vous avez toutes les deux de l’expérience en finales. Transmettez‑vous cela aux plus jeunes ?
Laure : « En 2022, nous avons été championnes avec Gand. J’ai déjà joué quatre finales au Sportpaleis — aujourd’hui l’Afas Dome — et nous avons toujours terminé avec l’argent. L’envie d’or est immense. C’est en haut de ma liste.

Chez Bevo, l’objectif était clair dès le début : atteindre les deux finales, play‑offs et Coupe. C’est fait. Maintenant, on veut la médaille d’or. »
Eline : « Je joue depuis sept ans en Ligue. J’ai gagné le championnat et la Coupe avec Asterix Avo. Avec Gand, j’ai décroché deux fois l’argent en Coupe. Ce sera ma quatrième finale. Quand tu arrives si loin, tu veux aller au bout. »

Comment gérez‑vous l’ampleur de l’événement ?
Eline : « Il faut surtout profiter. Ne pas en faire un monstre. Et comprendre que les résultats des play‑offs ne comptent plus. C’est un match totalement différent.

Roeselare n’avait encore jamais perdu dans sa salle, mais à l’Afas Dome, cet avantage disparaît. Les conditions sont les mêmes pour les deux équipes. Nous avons de l’expérience, peut‑être même plus qu’elles. »

Laure : « Après autant de finales, je ne suis plus impressionnée par la grandeur de l’événement. Nous avons plusieurs joueuses habituées à ces moments : Yana De Leeuw, Lynn Blenckers, moi‑même… Une finale, c’est apprendre à gérer la pression.

Dommage que Nikita De Paepe soit absente après sa rupture des croisés. Janne Deleu reprend son rôle à merveille. »

Les blessures deviennent un thème récurrent dans le volley de haut niveau. Et l’équipe nationale, est‑ce une option pour vous cet été ?
Laure : « J’ai été longtemps blessée cette saison. Après une rééducation difficile, je suis revenue juste à temps pour retrouver mon niveau. Les play‑offs et la Coupe étaient mon objectif.
Mais je ne participerai pas à la campagne des Yellow Tigers. Mon travail d’ergothérapeute dans l’enseignement spécialisé passe avant. »

Eline : « J’ai été relativement épargnée cette saison. Dimanche, j’avais la cuisse bandée, mais c’était préventif. En fin de saison, tout le monde a quelque chose. Cet été, je mets le volley entre parenthèses. Je fais beaucoup de vélo. L’an dernier, j’ai participé à six kermiskoersen, environ 40 km à 35 km/h de moyenne. C’est ma manière de décompresser. J’adore ça. »

Texte : WV
Photo: d’Nyserweg

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