Pieter Coolman s’affaire à son dernier tour de magie avec les Red Dragons

04/09/2026

Avec le prochain Championnat d’Europe de volley, Pieter Coolman entame la toute dernière ligne droite d’une impressionnante carrière de haut niveau. L’expérimenté joueur central de Knack Roeselare a récemment mis un terme à sa carrière en club et tirera bientôt sa révérence en équipe nationale, mais il nourrit encore une grande ambition : guider les Red Dragons vers une médaille historique.

Dans le hall sportif de Roeselare, « Ja dat is Cool, Cool, Coolman » a été pendant des années l’hommage musical automatique après un block réussi ou une attaque tranchante. Bientôt, le petit air se taira définitivement. L’adieu se rapproche inévitablement. L’attention de Coolman se tourne pour la dernière fois vers le Championnat d’Europe, après un dernier match amical vendredi soir contre la Tchéquie.

Au sein de la sélection nationale, la foi en un tournoi réussi est grande. Le capitaine Sam Deroo — de retour dans l’équipe belge — a récemment exprimé des ambitions franches et inextinguibles. Les Red Dragons osent rêver tout haut d’une place sur le podium, fortifiés par une belle campagne en Volleyball Nations League (VNL). Une médaille est le premier objectif. L’équipe belge dispose en effet de beaucoup de qualité. Il reste pour l’instant encore quelques petits soucis physiques. Pierre Perin doit malheureusement déclarer forfait à cause de problèmes au genou. Quelques autres excellents joueurs lors de la récente VNL — Sam Fafchamps et Simon Plaskie — récupèrent actuellement de légères blessures et rejoindront probablement l’équipe prochainement. Bref, il y a une sélection avec un potentiel remarquable. Avec le classe Ferre Reggers comme pointe de lance absolue.

Un palmarès impressionnant

Pour la famille Coolman, la retraite de Pieter sonne la fin d’une époque. Sa sœur Nina a déjà précédemment mis un point final à sa carrière de joueuse. Elle est actuellement entraîneure principale chez Velvoc Veltem-Beisem. Leurs parents, pendant des années probablement les supporters les plus fidèles du pays sur les lignes de touche, devront désormais occuper leurs week-ends autrement. Mais le virus du volley ne les quittera certainement jamais.

Le palmarès que laisse derrière lui Pieter Coolman est tout simplement imposant. Après ses débuts à Rembert Torhout, Lendelede et Menen, le contreur central est devenu chez Knack Roeselare l’un des joueurs les plus déterminants du championnat belge. Lister tous les succès reviendrait à écrire un livre très épais sur la Coupe CEV où il est monté sur le podium avec Knack, sur la médaille d’argent en Challenge Cup, sur les matches de Ligue des champions, sur les innombrables titres de champion et Coupes de Belgique, sur les Supercoupes et plus récemment la BeNe Cup et la BeNe Conference. Ajoutez-y les campagnes avec les Red Dragons, les Championnats du monde, les Championnats d’Europe, la World League, la Golden League, l’European League que la Belgique a encore remportée en 2013, les matches de qualification pour les Jeux olympiques.

« La finale de la Coupe CEV contre le grand club de Modène et le Mondial aux Philippines restent les points absolument culminants de ma carrière », se souvient Coolman. « D’un autre côté, ce sont en même temps des déceptions, car tu perds ce dernier match. Tu veux gagner et tu passes juste à côté du gros lot. Évidemment, après une si longue carrière, il y a aussi des souvenirs difficiles à digérer, comme le match de qualification olympique perdu contre la Bulgarie en 2023. Ce genre de défaites reste douloureux, mais cela ne rend pas l’ensemble moins mémorable. »

Une nouvelle génération est prête

Un éventuel rêve olympique en direction de Los Angeles, Coolman le laisse consciemment passer. « Si les Red Dragons créent la surprise et se qualifient pour les Jeux, ce sera sans moi. À ce moment-là, ce ne sera plus possible sportivement. C’est irréaliste. Cela a été beau, la jeune génération est prête à prendre le relais. »

Son avenir après le haut niveau est déjà tracé et prend forme concrète. Pieter avait un jour indiqué qu’il — avec ses amis Hendrik Tuerlinckx et Matthijs Verhanneman comme plus grands exemples — était aussi ouvert à un poste d’entraîneur dans un club de haut niveau. « Ne dis jamais, jamais », réagit le volleyeur de 37 ans. « Mais d’abord, notre nouveau centre de fitness aura la priorité. Je vais en attendant aussi m’engager auprès de la Knack-Academy. À Roeselare, ils proposent un programme de développement complémentaire pour les jeunes volleyeurs ambitieux qui veulent augmenter leur niveau de manière ciblée dans un environnement professionnel de haut niveau. »

Enfin, le joueur expérimenté porte un regard critique, mais amoureux, sur l’évolution de son sport. « Le volley essaie constamment de se réinventer pour devenir plus attractif et accessible au grand public. C’est bien, même si je ne suis pas convaincu par tous les nouveaux règlements. Certains assouplissements dans le volley se font au détriment de la finesse technique, qui est pour moi justement l’essence du jeu. Mais nous retenons les choses positives : cela reste sans aucun doute le plus beau sport qui existe. »

Texte et photo : Walter Vereeck

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