Le sélectionneur Dries Meurisse : « Avec beaucoup d’envie vers la WEVZA, et surtout construire les bases »
Les U18 garçons belges entament le tournoi WEVZA au Portugal avec enthousiasme et un cap clair. À l’approche du premier match, le sélectionneur Dries Meurisse revient sur le processus de sélection, les forces de son groupe et les objectifs. « Nous avons beaucoup travaillé pendant la préparation et nous voulons surtout montrer ce que nous avons construit. Ce tournoi doit aussi poser les bases pour les prochaines campagnes. »
D’une liste élargie à une sélection solide
Selon Meurisse, une sélection U18 est toujours le résultat d’un processus approfondi. Les joueurs sont d’abord suivis dans leurs clubs, après quoi un groupe élargi est constitué. Pendant la préparation, avec notamment un stage du BOIC en Allemagne, ce groupe est ensuite ajusté afin d’obtenir la meilleure composition sportive possible.
La préparation n’a pas été totalement sans obstacles, mais le staff est finalement arrivé au Portugal avec un noyau solide. « Nous sommes arrivés ici avec une excellente sélection », affirme-t-il.
Forces : volonté et forte dynamique de groupe
Meurisse voit surtout une grande envie dans son équipe. « Il y a une très grande volonté dans le groupe. Avec une nouvelle génération, on cherche toujours un peu, mais ils ont relevé tous les défis à deux mains », dit-il. Les progrès étaient selon lui visibles d’entraînement en entraînement. « C’était vraiment agréable de voir qu’à chaque séance, on franchissait une étape en avant. »
Il souligne aussi la dynamique au sein du groupe. Le mélange de joueurs déjà expérimentés en tournois et de garçons qui vivent leur tout premier tournoi international apporte un bon équilibre. « Cela réunit l’expérience et l’enthousiasme de la jeunesse, et cela se ressent dans le groupe. »
Formule du tournoi : une poule de six, tout le monde contre tout le monde
Le tournoi WEVZA chez les garçons se joue en une seule poule de six équipes. Chaque équipe affronte une fois toutes les autres, et le classement à l’issue de ces matches est directement le classement final. Le vainqueur décroche en plus un bonus important : un ticket direct pour le Championnat d’Europe.
Avec quel sentiment vers le tournoi ? « Beaucoup d’enthousiasme et d’envie »
Le sélectionneur se réjouit surtout du départ. « Avec énormément d’enthousiasme et d’envie », explique Meurisse. « Nous avons beaucoup travaillé pendant la préparation et nous voulons surtout pouvoir le montrer. » Cette énergie est essentielle dans un tournoi au rythme élevé, où chaque match compte immédiatement pour le classement.
Objectifs : viser réaliste, mais aussi oser rêver
Concernant les objectifs, Meurisse reste équilibré. Le minimum est traditionnellement d’atteindre le deuxième tour de qualification, mais grâce à la qualité des pays d’Europe de l’Ouest, tout le monde obtient cette année automatiquement un ticket pour ce deuxième tour. « Cela veut dire que nous pouvons jouer sans beaucoup de pression », précise-t-il.
En même temps, il y a une énorme opportunité, avec un ticket pour l’Euro pour le vainqueur. « Ce serait dommage de ne pas tout tenter pour l’obtenir. Ce serait un grand exploit vu l’adversité très forte en Europe de l’Ouest, mais cela ne veut pas dire que nous ne devons pas y aller à fond. » Comme objectif réaliste, Meurisse avance aussi une place dans le top 3.
Quand le tournoi est-il réussi ?
Pour Meurisse, il sera surtout important que l’équipe exécute sur le terrain les accords et la structure mis en place. « C’est une génération totalement nouvelle. Les garçons n’ont encore jamais, dans cette composition, ni entraîné ni joué ensemble », dit-il. « Je serais très satisfait si les accords et la structure que nous avons mis dans l’équipe sont effectivement visibles sur le terrain. »
Il regarde aussi au-delà de ce tournoi. « Nous devons utiliser ce tournoi WEVZA pour faire un grand pas vers les prochaines campagnes. Les bases doivent être posées ici. »
Adversaires : difficile à estimer, ne sous-estimer personne
Selon Meurisse, le niveau de la concurrence est difficile à prévoir. « C’est une nouvelle génération partout, toutes les équipes sont encore un peu en recherche. Nous avons recueilli des informations, mais il faut toujours garder une réserve », explique-t-il.
Il voit toutefois quelques signaux. « La France semble se détacher avec une sélection large et beaucoup de possibilités physiques. L’Espagne ne semble pas mauvaise non plus au premier abord. » Pour le reste, le message est clair : ne sous-estimer personne, surtout au début. « Jouer contre le Portugal, au Portugal, et en plus lors du premier match… ce n’est jamais une mission simple. »
Plus grand défi : trouver rapidement l’équilibre et contrôler la charge de fautes
Le plus grand défi, selon Meurisse, est de trouver rapidement le bon équilibre au sein de l’équipe. Chaque joueur doit connaître son rôle et pouvoir le tenir avec constance. Contrôler la charge de fautes sera également clé, sans pour autant arrêter de mettre de la pression sur l’adversaire.
La qualité du premier contact reste aussi un point d’attention classique en volley jeunes. « Heureusement, nous pouvons compter sur un groupe très conscient, qui essaie de relever tous ces défis », conclut Meurisse.
Avec beaucoup d’envie, un groupe avide d’apprendre et un focus clair sur la structure et la progression, la Belgique entame l’aventure WEVZA au Portugal.