Simon Peeters : « Montrer que nous pouvons aussi le faire contre une équipe de haut niveau comme Maaseik »
Pour Haasrode Leuven, le choc contre Maaseik samedi soir n’est pas un simple duel au sommet : c’est le test ultime pour leur place dans le top 4 du classement, une position qui donne accès à la BeNe Conference.
Même si Waremme pourrait encore servir de bouée de sauvetage lors de la dernière journée, le duel contre les Limbourgeois est vital pour l’équipe de l’entraîneur Hendrik Tuerlinckx, et Simon Peeters en est parfaitement conscient. Le fidèle capitaine du VHL, qui dispute sa onzième saison en Ligue et qui est, soit dit en passant, un ancien joueur de Maaseik, aborde ce match avec un sentiment positif, tout en soulignant la nécessité de jouer avec audace.
La mission est claire : Maaseik doit le savoir, Haasrode Leuven est prêt. C’est avec cet état d’esprit que les Louvanistes ont pu enfin enchaîner une semaine d’entraînement normale, une pause bienvenue après une période chargée de matchs en semaine et de rencontres de Ligue des Champions. Après la victoire professionnelle 3-0 contre Guibertin et, quelques jours plus tôt, peut-être leur meilleur set de Ligue des Champions dans l’ambiance italienne de Lube Civitanova, ils peuvent enfin se concentrer sur le véritable enjeu : le championnat, où ils se battent toujours pour une place dans le top 4 et la BeNe Conference. Une chose est sûre : contre Maaseik, ce sera un énorme défi mental et physique, et le capitaine du VHL le sait mieux que quiconque.
Les dernières semaines en Ligue des Champions ont été éprouvantes pour VHL. Comment l’as-tu vécu ?
Simon Peeters : « Oui, c’était une période intense. Jouer un match européen chaque semaine ne joue évidemment pas en notre faveur, surtout quand il faut tout donner le week-end en championnat. L’intensité était élevée et on sentait parfois que l’énergie diminuait. Mais heureusement, après Guibertin, nous avons pu bien nous entraîner et nous préparer. Maintenant, toute notre attention est sur Maaseik. C’est tout ce qui compte, on ne regarde pas plus loin. »
Vraiment ? Tu n’as pas encore commencé à calculer ? Ton président, Luc Vanaverbeke, m’a pourtant dit il y a deux semaines que trois points contre Guibertin et Waremme suffiraient pour assurer la BeNe Conference.
« Peut-être, mais je ne suis pas du genre à faire des calculs. Ce que je sais, c’est que nous avons toujours notre sort entre nos mains et que nous n’avons pas à regarder les autres équipes. Quoi qu’il en soit, samedi sera un match absolument crucial pour nous. Maaseik est une équipe de haut niveau, tout le monde le sait, meilleure que ces dernières saisons. Mais si nous voulons rester dans la course au top 4, nous devons obtenir un résultat maintenant. C’est rassurant de savoir que nous les avons déjà battus 3-2 en novembre, même si c’était de justesse. Cela donne de la confiance, mais ce ne sera pas facile. Ils ont une équipe expérimentée et de qualité, sinon tu ne bats pas trois fois Roulers (1x en championnat, 2x en coupe), même s’ils ont perdu le week-end dernier à la Reo Arena. »
Vous avez connu des hauts et des bas depuis cette victoire, même si vous gagnez les matchs que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Que faudra-t-il faire différemment samedi, par rapport à Guibertin ?
« Le plus important sera de jouer avec audace, comme nous l’avons fait en Ligue des Champions et à domicile contre Roulers, même si nous avons perdu ces matchs. Notre ligne de réception devra être solide, car Maaseik a l’une des meilleures lignes de service du championnat, avec par exemple Sil Meijs et Pierre Perin. Ensuite, il sera crucial de ne pas perdre le rythme dans les longs rallyes. Nous devons rester fidèles à notre jeu et surtout être stables en side-out, car cela nous a manqué contre Guibertin. »
Un point positif : votre pression au service, votre plus gros point faible cette saison, était bien meilleure contre Guibertin.
« On travaille très dur là-dessus. C’est vraiment mental, car à l’entraînement, on enchaîne les aces, mais en match, ça ne passe pas toujours. Gildas Prévert, notre central français, en est un bon exemple. Il a un service incroyable et le montre chaque jour à l’entraînement, mais son efficacité est actuellement inférieure à celle du début de saison. Parfois, un seul ace peut changer un match et lancer un joueur. Parfois, ça reste dans la tête et on commence à forcer. Il faut trouver un meilleur équilibre, mais on est sur la bonne voie. Peut-être que ce sont les fruits de notre expérience en Ligue des Champions. »
Comment ça ?
« Je trouve que nous sommes devenus plus forts en réception et sur les balles hautes. Ce n’est pas étonnant : tu joues contre des joueurs de très haut niveau. Des balles qui, à l’entraînement ou en championnat belge, sont des points à 100 %, sont en Ligue des Champions immédiatement bloquées ou punies. On apprend énormément de ces situations. »
Après Maaseik, il vous reste Warszawa à domicile et ensuite Montpellier à la Sportoase. Quel est l’objectif pour ces deux derniers matchs de Ligue des Champions ?
« Notre objectif est clair : gagner au moins un set. On sait qu’on ne peut pas battre ces équipes facilement, mais on veut que les matchs restent serrés. Pas seulement pour nous, mais aussi pour nos supporters et bénévoles qui nous soutiennent avec passion. On doit tout donner et saisir chaque opportunité. Gagner un set contre ces équipes serait un bon résultat et renforcerait l’ambiance dans la salle. On veut montrer que nous continuons à nous battre, même contre des adversaires de ce niveau. »
Les quatre défaites 3-0 ont suscité des critiques. Dominique Baeyens a dit que vous étiez peut-être trop vite satisfaits de simplement participer à la compétition. Comment réagis-tu ?
« Je comprends d’où vient cette critique, mais je veux vraiment souligner que nous ne voulons pas créer de frustration dans ces matchs. En Ligue des Champions, on joue contre des équipes de classe mondiale, et c’est une énorme opportunité d’apprendre. On reste calmes et on se concentre sur le point suivant, peu importe la situation. Certains peuvent voir cela comme de la résignation, mais pour nous, c’est une manière de ne pas se laisser emporter par l’émotion. On doit garder une vision globale et continuer à progresser. Je peux assurer que nous ne nous contentons pas de participer. Je trouve même positif que nous ne soyons pas pessimistes et que nous continuions à nous battre, même quand c’est difficile. »
Ce genre de critique motive-t-il le vestiaire ?
« Non, car nous savons très bien où nous en sommes et ce qu’il reste à faire. Nous travaillons dur sur notre projet et peut-être que certains pensent encore que nous sommes un groupe d’amis qui joue au volley, mais ce n’est plus du tout le cas. Nous sommes beaucoup plus sérieux maintenant, et cela se voit dans notre manière de nous entraîner et de jouer. »
Maaseik sera donc le moment de le montrer à nouveau. Vous pouvez aussi prendre votre revanche après l’élimination en coupe. Qui aura le plus de pression ?
« Jouer à la Steengoed Arena est un défi, mais je pense que nous pouvons utiliser cette pression. Comme tu le dis, nous arrivons en underdog, et cela peut être un avantage. Mais nous voulons montrer que nous pouvons atteindre le niveau des meilleures équipes. Nous avons déjà perdu deux fois contre Roulers et Menin cette saison, donc contre Maaseik, il faut envoyer un message. »
Comment te prépares-tu, en tant que capitaine et ancien joueur de Maaseik ?
« C’est toujours spécial de jouer contre Maaseik, mais je ne fais rien de différent. Je suis là pour guider mon équipe, de la manière qui fonctionne le mieux pour ce groupe. Nous devons être mentalement forts et tout donner. Je serai satisfait si nous n’avons rien à nous reprocher. »
Texte : KH
Photo : Lotto Volley League