Robbe Van de Velde (Lindemans Aalst) « Sortir du top 4 au tout dernier moment donnerait un sentiment d’échec »

04/02/2026

Le volley-ball est profondément ancré dans l’ADN de Robbe Van de Velde. Avec une mère, Kristien Hoorens — ancienne joueuse de haut niveau à Bell’s Temse, Kieldrecht et en équipe nationale féminine — et un père, Luc, puissant attaquant à Hades et au VC Temse, difficile d’y échapper. Sans oublier sa cousine Lise Van Hecke, devenue entre-temps une véritable star mondiale.

À 23 ans, Van de Velde vit des semaines décisives avec Lindemans Aalst : la lutte pour une place dans le top 4 de la Lotto Volley League, alternée avec un quart de finale européen contre le PAOK Thessalonique. Talent, ambition… et des genoux récalcitrants depuis déjà deux ans.

Grandir dans une telle famille de volley-ball : avais-tu vraiment le choix ?
Robbe Van de Velde : « Pas vraiment. À la maison, il n’y a jamais eu de pression pour que je devienne joueur professionnel. Bien sûr, quand on est gamin, on admire quelqu’un comme Lise, cela inspire forcément. Mais ce n’était jamais une obligation. C’est à l’école des sports de haut niveau à Vilvorde que les choses changent : là, on est formé dans un cadre très structuré en vue d’une carrière professionnelle. L’ambition naît alors naturellement. »

Ta génération était également très solide.
« Absolument. J’étais dans la même génération que Mathijs Desmet, Wout D’Heer et Michiel Fransen. En équipes de jeunes, j’ai joué avec Seppe Rotty et Simon Plaskie. Ces joueurs et cet encadrement te tirent vers le haut. À la maison, en revanche, tout restait très calme. Mes “gènes volley”, je les ai surtout hérités par ma taille, je pense », (rires).

Après Aalst, le pas vers Düren est venu assez vite. Un choix logique ?
« Oui, et je le confirme encore aujourd’hui. Mon premier passage à Lindemans Aalst s’est très bien déroulé. Sportivement, le transfert vers Düren était le bon choix. Mais ensuite, les problèmes de genoux sont apparus. »

Ils te freinent depuis deux ans maintenant.
« Et cela a profondément changé les choses. Les soucis physiques qui s’éternisent, la rééducation… C’était un véritable défi mental. Sans ces blessures, ce transfert aurait été une réussite, j’en suis toujours convaincu. Aujourd’hui, je suis de retour à Aalst avec un objectif clair : retrouver une condition physique optimale. »

Concrètement, qu’est-ce que cela implique ?
« Retrouver de la confiance. Reprendre du plaisir. Le volley reste le plus beau sport qui soit. Mais je suis devenu plus réaliste. Cet été, nous verrons s’il faut envisager une opération ou des injections pour résoudre le problème de manière structurelle. »
Aalst entre-temps vit une phase décisive de la saison, sur le plan national et européen. L’équipe a besoin de son capitaine.
« Exactement. Heureusement, ces dernières semaines, ça va mieux pour moi. Mais on ne sait jamais combien de temps mes genoux tiendront. Nous arrivons à des matches cruciaux. C’est le moment où une équipe doit répondre présent. »

Le top 4 est l’objectif majeur.
« Et à juste titre. Si nous n’avions pas laissé filer des points après avoir mené 2-0 contre Menen et Leuven, ou si nous avions évité cette défaite 3-2 à Achel, nous serions déjà assurés de participer à la BeNe Conference. Le week-end prochain, nous allons à Menen. Dans le même temps, Maaseik reçoit Leuven, qui est aussi toujours en course pour le top 4 et qui devra encore se déplacer à Waremme lors de la dernière journée. Tout indique que la décision se jouera lors de l’ultime journée dans un duel direct entre Aalst et Maaseik. Sortir du top 4 au dernier moment donnerait vraiment un sentiment d’échec. »

Entre-temps, il y a aussi l’Europe : le PAOK Thessalonique en quart de finale de la CEV Challenge Cup.
« Ce match à domicile a volontairement été déplacé au mardi 10 février afin de mieux nous préparer pour Maaseik. Le programme sera chargé et stressant, mais en Europe, nous pouvons jouer libérés. Le PAOK est une équipe solide, elle est favorite. »
« Ces matches sont bénéfiques pour le groupe, pour la maturité et pour l’ambiance. Nous n’avons rien à perdre. C’est une grande différence avec ce match décisif contre Maaseik. Là, c’est vraiment quitte ou double. Perdre n’est tout simplement pas une option. »

Texte : WV
Photo : Charlotte Van Audenhove

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